Ne fais pas cet air, tu connais la chanson
Lèvres sang entrouvertes
La mâchoire serrée
Les joues saillantes
La pupille qui perce
Ta peau encore
Une voile luminescent
Qui parcourt les coussins de ses larmes
Une poudre étoilée
Qui n’est nulle autre qu’une rafale de perséides
Laissant des cratères immenses en toi
Rayons lasers
Cils éventails
Battement fatal
Rien n’égale ces iris éblouissants décortiquant
Ta carcasse toujours
Un chant répudié par l’enfer
Qui s’élève dans la bruine
Un mort-vivant
Qui de sa seule sa tristesse
Saura attirer ta faveur
Blanches
Rayées
Transies
Résille emprisonnant les jambes
La course s’interrompt
Une voix en si mineur
Qui de ses dissonances ne t’épargne jamais
Un esprit égal
Qui de ses soubresauts t’envoûte encore
Toutes ces surprises sont prévisibles dans leur imprévisibilité
Toi qui trouve ta valeur
Dans l’œil de qui regarde
Te laisse-t-elle indemne dans la lumière
Te laisse-t-elle dans ton monde barbare
Te laisse-t-elle être
(P.S.: Je ralentis le rythme ici, mais je ne cesserai pas d’écrire. J’essaie de trouver de nouveaux sujets, et pour cela il faut une période de couvaison…)
Parce que nous sommes le même
Ne t’explique pas
Nul besoin de comprendre les heures qui t’affligent
Il importe peu de ta vie ou de la mienne
Chaque poussière la même poussière
Son vol au vent seul est unique
Et encore, mais encore
Tes cendres seront mille lieux communs pour moi
Tu es mille lieux communs
Nul besoin de direction
Nul besoin d’indication
Un fil suffit
Brise-le, rompt-le
Jamais le confort de la vie moderne ne suffit
Il t’en faudra encore plus

À la mémoire
Entre Révolution
Et chair à canon
L’instrument de la démocratie
Oeuvre pour une tyrannie
Le tyran du Nous
Le désir du Tout
Nous enhaîne nous lie
Nous traîne nous sali
Société détraquées
Dont les rouages rouillés
Accélèrent la cadence comme folle
D’une marche vers l’école
Des enfants qui jamais plus ne joueront à la marelle
Des enfants déjà séniles
Quel est le sort qu’on se réserve
S’entretuer se détruire
Échoués sur la grève
On ne désinfecte pas le navire
Et la peste ronge les corps
Ces rats amants de la mort
Tel lors de l’ère glacière
Il ne restera que les rongueurs
Les vermines et la poussière.
Ailleurs
On se retrouve ailleurs
Dans l’instant d’un moment
Parce qu’un homme tremblant
Crie comme un chien qui meurt
On ne sait pas vers quel dieu se tourner
Et vers l’enfer les yeux baissés
On se demande dans quelle société
On tue la justice à coups de lâcheté.
Inspiré spontanément de Virginia, mais je ne connais pas les circonstances exactes. Expression seule d’une réflexion sur la société nord-américaine.
à MA mademoiselle liberté
Les gens croient que la mauvaise foi est un acte de lâcheté
Que la mort est le remède des faibles sans volonté
Alors qu’ils n’auraient jamais le courage de renoncer et de comprendre qu’ils en ont assez
Train-train du quotidien et machines de la vie moyenne
L’existence en combos géants et vie-et-bouleau-inclus-deux-pour-un-payez-demain
Les gens pensent que la lâcheté est la pire des tares qui soient
Alors que par lâcheté on fait souvent ce qui est mieux pour soi ou du moins pour les autres
Ils ont leurs soucis nous avons les nôtres
Tout est faux, trop étrange, pour la vie qui nous frôle quelques éphémères années
Je ne vois pas toujours ce que j’y avais vu de si beau de si grand
Car maintenant, tout a rétrécit, tout est si petit
L’esprit du peuple l’esprit des gens d’ici et d’ailleurs
Mais il m’importe peu de savoir qui a raison ou tort
Il y a longtemps que j’ai perdu le nord
Je ne crois guère plus en rien ni en personne
Chacun pour soi je sais seulement que c’est ainsi que ça fonctionne
Malgré cet altruisme de pacotille qui circule et irrite les commissures gercées de leurs lèvres
La vie n’est qu’une série de solitudes dans la foule
De toutes ces choses que l’on refoule
Jours et nuits nos rêves oubliés dans le cri du réveille-matin
Dissipés par l’entrée au bureau et la répétition des mots
Mademoiselle Liberté
Contentez-vous de la perfection et non de la réalité
Laissez de côté ceux qui s’accoutument des banalités qui tuent la fantaisie de la vie
Ne daignez pas vous laisser convaincre pas les sottises que l’on vous raconte pour vous anesthésier
Ce ne sont que les sornettes des gens médiocres et moyennement audacieux
Battez la vie au fer rouge avant qu’elle ne refroidisse
Ne la diluez pas comme on dilue un café corsé
Ne fuyez pas l’extrême parce que le troupeau complaisant ne sait que l’éviter
Ne vous bornez pas à ces modèles de modération que l’on nous montre en exemple
Vous pouvez faire un chef-d’oeuvre de votre vie
Une toile de couleurs imperceptibles et de lignes infinies
Un tableau si pourvu de couleurs qu’il n’en sera que blanc pour le commun des mortels
Mademoiselle Liberté
Soyez libre de tout des contraintes physiques gravitationnelles émotionnelles
Les sentiments ont été inventés pour être classés
Mademoiselle Liberté
Soyez au-dessus de tout au-dessus de la vie elle-même
Vous nous reviendrez par de la vie qui endort
Mademoiselle Liberté
Volez volez
Offert à la femme qui mérite de pouvoir rêver à tout.
Poème 8,5 x 11 - Comme une plainte
Long et sinistre comme l’agonie
Le temps s’infiltre à même le cœur des hommes
L’explose et le rebâtit
Tel le froissement de l’ombre
Imperceptible et surréaliste
Pourtant; il existe
Un pont chancelant
Entre la mémoire du son et les réverbérations du toucher
Il semble noir, ce tournoiement circonscrit par la chute
L’orbe sans faille du miroir
Brisant l’élan régressif
De l’être égaré
Recroquevillés, petits orteils balancent
Au-dessus du commencement de la fin
Quand le souffle chancelle
Brûlure initiale
Paralysant l’âme qui déjà morte
Se relève inconsciente
Somnambule ignorant le rêve
Agité dans sa torpeur
Il n’y aura plus jamais de nouveau réveil
Passé les premières fois
Tout se ressemblera comme des variations
D’une partition à une note
L’endroit et le piège choisi
Libération reportée
Livrer les supplices du silence
Quand le bruit continuel
Du cœur qui bat
Se tait pour laisser cours à ce qui jamais plus sera
Essayer sans parvenir
Sourire et pressentir
Ça ne tourne pas rond
Quelque chose est né
Quelque chose est la mort
.
Parce que
Parce que la nuit s’ennuie
Parce que le jour se meurt dans le crépuscule
Parce que tout fuit et rien ne reste
Le soleil quitte lentement l’horizon
Ne laissant derrière lui que l’écho des heures volées
Est-ce un châtiment
Pour avoir espéré