Et cette vie que tu avais
Celle qui se mourait
De n’être jamais
Révolue! Tu changes et évolues
Marche sans crainte le cœur mis à nu
Quoiqu’il advienne continue
Peu importe les culs-de-sac où elle t’envoie
La route ne se moque pas de toi
L’arrivée demeure, quelque soit le chemin de croix
Ainsi d’accident en accident
Nous irons de l’avant
Traçant notre chemin fièrement
Sens unique sans unique direction
Voyageurs vers l’horizon
Nous marcherons, nous marcherons
Puisqu’il y encore tant à rêver
Chaque journée sera la première journée
D’un long rêve éveillé
Dès le début, c’était pour le meilleur et pour le pire. Elle et toi.
Elle sait être grande, belle et noble; elle t’inspire les meilleurs sentiments quand tu te regardes dans le miroir, elle fait de toi quelqu’un que tu peux aimer.
Mais comme tout ce qui est grandiose, elle sait aussi être cruelle et froide; elle arrive à te faire avoir honte comme personne d’autre ne pourrait y arriver, elle te connaît comme personne d’autre ne pourrait te connaître.
Elle est là. C’est elle qui te guette quand tu traverses la rue, c’est elle qui te gifle quand tu mens (et elle le devine toujours), c’est elle qui te regarde d’un air mauvais jouer le rôle de celui que tu n’es pas, c’est elle qui prend ta main quand tu te perds, c’est elle qui veille sur toi jour et nuit.
Elle est unique, tu n’y échapperas jamais et tu sais au fond de toi que si tu la perds, si tu la laisses partir, tu le regretteras toute ta vie. Après tout, ce n’est que pour elle que tu te dépasses.
Ta conscience.