
Dans le ciel orageux, les nuages noirs feront progressivement place aux premiers rayons de soleil. Je me permets de rêver encore. Ces rêves qui m’habitaient durant l’âge de l’innocence, ces rêves qui me portaient jusque dans les bras du sommeil. Et Morphée de chuchoter des promesses farfelues à mon oreille durant mes songes. À nouveau, je refais le pari de tenter la naïveté de l’espoir. Ce grand luxe m’est possible, car j’ignore ce qui m’attend. Et beaucoup m’attend, ainsi il m’est permis d’espérer beaucoup. Même si j’ignore encore de quoi ce beaucoup sera composé. D’où la naïveté de l’espoir, qui réside en la croyance que ce beaucoup sera davantage meilleur que pire. Toutefois, une chose a changé. Je ne fais plus qu’espérer bêtement, je sais également qu’il faudra mettre en scène le décor de ce beaucoup meilleur.
Mais de ces gens qui osent savoir tout d’eux-mêmes, qui ont le courage de se voir tels qu’ils sont, à eux revient un rare privilège : ces choses qu’eux seuls savent font d’eux leur dernier jugement, par-delà la morale populaire. Ils sont enfin libérés de la stupidité et la médiocrité des envieux. Ils sont ces papillons éblouissants de leurs couleurs si vraies et justes. Et il n’y a que ces papillons, humblement conscients de leur condition réelle, qui peuvent se résoudre à voler vers le soleil malgré les périls. Ce sont ces mêmes papillons qui se nourrissent d’une goutte de pluie, et seuls eux traversent les déserts sans oasis. Et à chaque battement d’ailes, le voyage ne fait que commencer…
Classé dans : (illustré), (à souligner), Anecdotique, Espoir, Fictif, Révolte, Écrits
J’avançais dans la vie ainsi, où les jours sans histoires se succédaient, telles des pages d’un roman d’aventures qu’on aurait déchirées et lues dans le désordre. Au fil des ans, la vie me décevait jusqu’à tuer insidieusement toute attente envers elle. À cet instant, je vivais les évènements comme on vit une phrase : sujet, verbe, avec un peu de chance il y avait un complément. Je croisais sur ma route des personnages tantôt anecdotiques, tantôt grotesques, tantôt précieux, parfois sublimes. Ceux qui figuraient dans la dernière catégorie avaient en fait une essence qui leur était bien propre. Il m’arrivait de m’imprégner de leur aura, mais chaque fois je me donnais l’impression de n’être qu’un triste pastiche. Triste, car bien que fort réussi, il ne l’était pas assez pour me convaincre. Rapidement, je finis par être cette coquille vide, un refuge désolé qui ne semblait qu’attendre un futur arrivant qui n’arrivait point. Cela de façon non-péjorative : on pouvait toujours entendre la mer si on blottissait son oreille contre mes lèvres. Je murmurais un rêve évanescent, sans prétention. Cette berceuse salée dont l’écoute pouvait faire rêver seuls les contemplatifs, évoquer milles souvenirs inexistants. Cette chanson était un
espoir naïf et enfantin, qui ravivait mon acharnement dans les moments les plus durs. Justifier mon existence fut en fait ma seule raison de continuer à cheminer à travers les secondes, les minutes, les heures. À y repenser, c’est un tel désir insensé qui amena ma déception, alors inévitable. 
Puis, il y eut cette averse d’été. Parfois, la tournure du cours de évènements devient si limpide, si claire, qu’il se produit ce miracle de sagesse. Le brouillard devant les secrets de la vie se lève et on entraperçoit l’immensité de ce monde. Pourtant, alors qu’entre le rideau et le parquet parvenait cette fine ligne de lumière, l’ombre la suivait comme fidèle compagne. Je réalisai rapidement la furtivité de cette vue incroyable que j’avais eu sur le cours des choses. Ce rideau n’était nul autre que mes paupières, lorsque le moment de grâce fut rompu par ma peur de cette vision sublime. Oui, la peur de pouvoir assister à un tel spectacle, la vie, sans pouvoir en jouir pleinement, sans un profond sentiment d’appartenance, me tenaillait. Après avoir vu la grandeur de l’Univers tel que peut le concevoir l’esprit, il me semblait que ma petitesse avait foulé des sols qui devaient rester d’elle inconnus.
Et puis, chaque jour n’était qu’une lettre. Certains faisant de leur vie des dictionnaires, ou des romans, ou bien des livres d’algèbre avec mille inconnues. Mais moi, mes lettres semblaient désordonnées, sans jamais créer de mot intelligible. Était-ce normal, devais-je tirer des conclusions de cela? Parfois, un mot perdu cognait timidement à ma porte, et je me pressais de le mettre en cage pour qu’il ne m’échappe plus. Il fanait et il n’existait pas de mot artificiel pour le remplacer. Je contemplais donc muettement la pièce sévère qui regardait les jours tourner les aiguilles de ma vie.
Un jour, le mot bonheur se desséchant lentement, je pris tout ce qu’il m’avait été permis de courage et je décidai de souiller ces sols dont je m’étais moi-même bannie. Je fonçai de l’autre côté du rideau et me retrouvai devant un public ébahi, des projecteurs éblouissants plein les yeux. J’avais rencontré des gens à l’aura puissante, mais je rencontrai, là, des auras personnifiées. Je me souviendrai longtemps de ce cirque d’acrobates funambules entre l’homme et la bête, dont le tonnerre claironnait sans vergogne. Parfois, le vertige me prenait : la vie me bombardait de complément, sans sujet, sans verbe. Les Grandes Idées défilaient devant moi, faisaient des sourires enjôleurs, je ne savais plus dans quelle direction regarder.
Mais tout cela, ce n’était qu’une supernova. Je fus ramenée rapidement dans ce monde qui m’était trop familier, ce monde exigu et sombre, où les couleurs s’agençaient étrangement. Mes yeux semblèrent plus sensibles qu’à l’habitude à ces bizarreries, alors que tous y semblaient accoutumés. L’habitude et l’impossibilité de voir autrement s’étaient posées sur leur nez et voilaient la réalité. Je n’eus pas le courage de lutter contre cet aveuglement, sachant que je n’avais pas la force nécessaire pour les amener hors de la caverne.
Et la supernova devint ce qu’elle est vouée à devenir.
[...]
Je n’aime pas l’animé, car il meurt. Il trahit parfois; souvent même. L’animé est composé d’une matière étrange, alliage d’irrationnel et de rationnel. En quelque sorte, un ramassis bordélique, où se perd société et génétique, qui s’avère souvent décevant. Fait horripilant, que je supporte mal; je n’aime pas cette vie vivante qui devient fade et moisie, je n’aime pas cet avenir pailleté qui n’est en fait que de la rouille bien camouflée. Je hais la déception, si bien que j’en ai presque peur. Et quand on craint la déception, on craint tout. Attention, de toute évidence le devoir de transcender cette phobie paralysante surgit devant moi, se dresse plus intimidant que la phobie elle-même. Je l’ai écrit il y a de cela quelques milliers de minutes; ma vie se doit d’être un roman. Si je ne la vis pas, je dois la vivre sur papier. Il faut que je rattrape le rêve; j’y compte bien.
Attention, vivre sa vie romanesquement n’exige pas agitation physique, l’esprit suffit souvent. Il s’agit de rendre chaque geste un mot, une phrase avec un peu de chance, un instant unique et si commun. Il s’agit de voler des minutes à la réalité, il s’agit de profiter de son regard détourné pour subtiliser une partie d’impossible.
[...]
Les jours vides sont paradoxalement les jours les plus productifs, et vice-versa. Il ne me plaît pas de penser pour autrui, ni pour que cela rapporte. Il me faut penser pour moi-même, c’est l’une des raisons pourquoi il m’est si difficile de me départir de certains textes. Ce soir, j’ai eu tout le loisir de penser, et comme le temps passé à penser s’allonge! Pourtant, je n’étais pas malheureuse, bien au contraire. Un bon verre de blanc, une bonne salade au saumon fumé particulièrement savoureuse, j’avais un tête-à-tête avec un moment heureux. Je crois que mon avant-midi m’a fait un effet monstre, rien que pour cette expérience je crois que le jeu en valait la chandelle.
Je repense souvent aux moments par après, je les regarde de loin comme lorsqu’on regarde les passants à la terrasse d’un café. Je me demande souvent ce qu’en penserait des gens qui me connaissent en superficie, et même les gens qui me connaissent bien. Est-ce que ce serait folie pour eux? Traquer les gestes, guetter les mots, piéger les intentions. J’ai toujours été en retrait pour regarder les autres, et je ne me prive pas de ce poste d’observation privilégié. Cela ne m’empêche pas de m’impliquer, de me livrer lorsque la bataille le requiert. Je donne souvent de mon plein gré, mais ce qu’il me semble agréable de donner et je garde pour moi le reste. J’ai une mémoire peut-être sélective, mais qui ratisse large.
C’est quelque chose qui m’agace, cette facilité à oublier qu’ont mes pairs. Vivre un jour dans l’inconscience c’est perdre un jour d’existence, et les voilà repartis avec leurs manières! Je vis progressivement la grande désillusion, je me rends compte de la superficialité des sourires. Et je me rends compte qu’au bout du compte, les amis véritables valent parfois exactement la même chose que les connaissances. On repassera. Somme toute, je ne peux vraiment pas me plaindre de mes moments de solitude, cela me repose. Je me retrouve, je discute avec moi-même, je me connais. Après tout, ne sommes-nous pas la seule personne avec qui nous sommes certains de passer le reste de nos jours? Se projeter aveuglément dans la socialisation c’est se refuser une singularité. Je remarque que souvent, je n’ai pas l’impression que mes idées m’appartiennent quand je les lance à gauche et à droite avec d’autres. Elles me sont impersonnelles, et c’est l’effet inévitable du groupe et de l’instinct grégaire.
Encore une fois, il y a quelqu’un qui a dit approximativement « j’écris parce que je ne sais rien faire d’autre. Ne croyez pas que c’est plaisant, je n’ai pas le choix » et j’aimerais bien retrouver qui a énoncé cela. C’est exactement ce que je ressens… mais dans un sens, je ne peux pas me permettre d’écrire tout le temps, d’en faire un métier. Déjà que cet exercice d’introspection me semble parfois un peu délirant, me contraindre à le faire chaque heure de la journée me rendrait carrément folle. De plus, je le dis, l’agitation de la vie quotidienne me pousse à écrire. Et puis je suis si mauvaise en fiction (j’y parviens, mais franchement je ne vois pas mon intérêt d’en écrire alors que je peux en lire), qu’écrire en permanence me dépouillerait de toute substance, de toute matière première. Écrire pour vivre! Définitivement, ce n’est pas moi. Plutôt devrais-je dire, mon écriture n’est pas assez forte pour contenir ma vie, ni assez vaste. Mon imagination non plus. Ah, la vie est un paradoxe.)
J’ai essayé d’écrire des choses joyeuses, sans succès. C’est arrivé quelques fois, mais on aurait dit davantage une parodie du bonheur. Pourtant, je ne suis pas quelqu’un de malheureux dans la vie. Quelqu’un d’anxieux, d’angoissé, de nerveux. Pas malheureux.
En société, le malheur est indisposant. Honteux, gênant, humiliant. Le regard curieux et malsain que gens posent sur ceux qui pleurent me tue, sans compter le jugement qui accompagne ce regard. Un public si cruel me peine et c’est pourquoi je détourne les yeux devant les pleurs: non pas par indifférence, mais par délicatesse. Cependant, je ne peux oublier le peu d’amour-propre que ceux qui se donnent en spectacle (car les pleurs dégénèrent toujours en symphonie de larmoiements, de hoquets) de façon provocative. Certes, certains drames arrivent brusquement et surprennent l’être désemparé, mais il m’est arrivé d’assister à de simples crises. Des crises comme ça, tout bonnement, une longue série de plaintes parce que les gens ne s’assument pas et n’osent se lever et dire haut et fort qu’ils sont en désaccord et agir en conséquence. Au contraire, ils s’assoient et courbent l’échine à cette place qui cause leur désarroi, je n’aime pas où je suis MAIS CHANGE DE PLACE OU ASSUME ET TAIS-TOI! C’est une attitude qui réveille mon côté sombre…
Et voilà que je voulais écrire quelque chose de joyeux aujourd’hui, parce que je suis de bonne humeur, mais impossible. Le pathologique m’intrigue tant que je ne peux passer outre. Il est évident que par l’écriture j’extériorise ce malheur si indisposant sur la place publique, car nul ne s’embête de lire jusqu’à la fin un blog qui l’irrite. Ainsi, je suis libre de déblatérer comme il me plaît, cela m’est facile. Sans compter les longs passages inutiles qui peuplent mes carnets de notes, mais que j’aime bien relire. D’ailleurs, j’ai trouvé quelque matériel très intéressant hier soir en feuilletant le cahier où j’ai écrit mes premiers (tout premiers) poèmes, et que j’avais continué de noircir cet été, entres autres, où se trouve le texte des éclaireurs écrit sur un banc à Cannes (oui, quand la vie était facile). C’est l’un de mes rares écrits heureux auquel j’attribue un certain intérêt véritable, malgré sa brièveté. Il est vrai qu’il est toujours agréable d’être reconnu par les gens que l’on reconnaît.
J’aime me blottir sous mille couvertures pour respirer l’odeur du confort. Je prends un livre, je roule d’un côté et de l’autre, question de réchauffer ce qui sera mon nid pour les prochaines heures. J’allume la lampe sans me retourner, je la positionne sans quitter des yeux les pages. Fébrile, je retrouve mes passages préférés, toujours au rendez-vous. Pafois, ils se font attendre, mais je me délecte de cette chasse aux phrases, parce que j’en trouve souvent bien d’autres au passage.
Ce qui est très troublant, c’est quand je lis un nouveau livre qui répond exactement à ce que j’avais écrit il y a quelque jours. C’est un dialogue intemporel, surréaliste. Ces hasards me rendent toujours très agitée, j’ai l’impression que la vie me répond enfin.
Ou sinon, quelque chose de très triste, quand je ressens trop bien le désarroi d’un personnage quelconque. L’auto-stoppeuse de Kundera (Risibles Amours), par exemple, a suscité en moi une émotion si violente que j’ai du me retenir de ne pas pleurer dans le train. C’est un peu illogique, il doit y avoir quelque chose d’inconscient là-dedans qui m’échappe. Probablement lié au réalisme flagrant de la situation, trop triste mais trop vrai.
Quand je lis, je deviens comme un enfant à qui on raconte une histoire. Je m’émerveille, je pousse des Oh et des Ah devant le génie de plusieurs auteurs. Il y a des mondes qui s’offrent à moi et j’y entre sans hésitation, c’est rare qu’on a l’occasion de voyager pour si peu.
Il faut laisser aux autres leurs désillusions, nous en avons assez des nôtres. Sans quoi, rien n’est possible, nous serions paralysés d’être les premiers pour ne pas que les autres soient les derniers. Mais pouvons-nous nous sacrifier pour ceux qui sont les vrais égoïstes, être le bouc émissaire de ces pseudo boucs émissaires? Je refuse cette option. NON, autant leur donner une vraie raison de se plaindre.
C’est quelque chose que j’imagine durement, que je ne conçois pas aisément. Mais beaucoup de choses échappent aux méandres de mon imagination, j’en suis fort heureuse. Cela démontre que les choses ont une vie propre, qu’elles continuent d’exister hors de mon esprit. Parfois je les rattrape, sans le savoir, ou je perds complètement leur trace et m’égare à leur compte, sans le savoir. Lorsqu’elles recroisent ma connaissance, je les retrouve parfois comme des vieilles habitudes, ou alors elles sont méconnaissables et transformées.
Cette imagination est un désert aride avec ses journées ardentes et ses nuits polaires, ses plaines arides et ses oasis verdoyant. On y trouve une solitude mêlée à la vie enfouie sous le sable, où y parcourir l’éternité ou un centimètre ne change rien au paysage. Parfois, on y trouve un puits, et parfois, un blondinet qui quête un mouton. J’emprunte des références essentielles, des passages de correspondance où, éclairée par l’inspiration, je produis quelque chose qui me plaît.
Et chaque mot qui circonscrit mon imaginaire a son histoire, sa raison d’être où il est, car même les coïncidences ne sont pas par hasard. Je ne prévois pas tout, le destin s’en charge à ma place. Certaines notes représentent des moments charniers du grand changement, alors que d’autres n’en sont que des témoins subtils.
À présent, je trouve triste de quitter ce prétexte, d’être libérée de cette obligation qui me liait pourtant à d’autres. Ce fourmillement humain, qui m’abrutit certes, me permet de me fondre dans la masse et m’a permis d’en tirer quelque chose de plus grand. J’essaie de voir en l’humain unique un humain universel, cet hybride entre le bien et le mal. Celui-ci a ses propres doutes, ses propres certitudes. Et comme on considère que une théorie valable permet d’expliquer les choses et de les résoudre, de la changer, la confirmation de mon condensé d’humain est une grande récompense.
Souvent je m’y reconnais, et je me rassure en supposant que la plupart des humains connaissant le doute s’y reconnaîtraient également; nul n’est plus commun que la peur de la vie. Oui, cette peur de la vie, car n’est-elle pas source de toutes nos angoisses? La vie me semble ni faste, ni parcimonieuse. Surtout en ces temps, où elle s’assure scrupuleusement de distribuer sur ma route lassitude et exaltation, me laissant libre de vivre ces événements dans le bonheur ou non.
Par exemple : tantôt, j’étais là, assise. Je lisais les mots écrits dans un passé qui me semble lointain. Une idée s’est emparée de mon esprit sans fuite possible. Je ne pensais plus au personnage si élégamment décrit, ni aux mots de velours qui guidaient mon regard sur l’écorce raffinée. Il m’est venu l’image d’un homme, gribouillant dans un cahier bon marché, et cherchant ses mots qu’il avait, vraisemblablement, trouvé. Du moins, après maints efforts, puisque je les lisais. Ce recueil de nouvelles entre les mains, c’était comprendre le sens du mot richesse.
Rien ne sera jamais assez grand, rien ne sera jamais assez beau. Suis-je condamnée à l’ascétisme?
L’image est forte
Mais le mouvement plus encore
Il trahit les fluctuations profondes de la personne
Je me connais bien
Je ne dois pas oublier
Que c’est une première de l’autre côté
Exposée au vent
Rien de plus simple que de fermer les yeux
Je me concentre sur ce temps qui passe
Il est volage, sans obligations
Les doutes dans le regard fuyant
Mes troubles me sont familiers
Certains s’en acquittent bien mais d’autre moins
J’ai bien peu d’égards pour l’extérieur
Cela ne changera rien je ne sais
Alors je me résous à l’inévitable
J’essaie de ne pas perdre d’énergie
Le vertige me prend souvent
Je ne sais pas quoi comprendre de ce qui arrive
Dans ce monde à la dérive.