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24 septembre 2011 / Z.

L’aube

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La voix de la solitude crie d’une douceâtre tristesse
À travers les cœurs mis en sourdine
Il y a des limailles et des éclats de vitre qui vibrent

Puis le lasso suspend le vide
Comme les aiguilles d’une horloge à plat
Constat de décès à six heure et demie

À six heures et trente et une, mettre sur le masque de tristesse
Un peu de fard à froideur
Et un drap funèbre

Il faut se souvenir du vieillard
Bien avant les pantoufles usées et bien avant les souvenirs troués
D’avoir porté le poids des ans

Il faut penser à l’enfant qui naît
Sur le sein de ses origines
Dans la chaleur du monde promis

La voix de la naissance crie de douleur et d’extase
À travers les yeux de parents aimant
Il y a des choses et des évènements qui ne s’expliquent pas

Puis sans attendre d’élucidation la vie commence
Étant ce qu’est Greenwich aux indigènes
Et les marées aux déserts

À quelques minutes déjà vers la mort, respirer pour la première fois
Un peu d’amour heureux
Et des mains berceuses.

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