Classé dans : Écrits
Comme en ce moment ma vie se consacre à cette jolie étude de la cavité abdominale, je n’ai aucunement le temps d’écrire. Je prends donc un petit répit pour laisser ici un poème de Gaston Miron, dont L’homme rapaillé n’est ni plus ni moins qu’un chef-d’oeuvre de la culture québecoise.
Triste pareil à moi il ne s’en fait plus
je regarde ce peuple qui va bientôt mourir
triste ainsi qu’il n’est plus possible
de l’être autant
personne ici ne meurt de sa belle mort
c’est un peu de nous tous en celui qui s’en va
et c’est en celui qui naît un peu de nous tous
qui devient autre
toi aussi tu seras triste un jour Humanité
mal tu auras dans les os certains siècles
le mal fantôme dans la vacance historique
de l’origine
Hommes
l’Histoire ne sera peut-être plus
retenez les noms des génocides
pour qu’en votre temps vous n’ayez pas les vôtres
hommes
il faut tuer la mort qui sur nous s’abat
et ceci appelle l’insurrection de la poésie
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Quand la mort s’appelle acculturation.
Commentaire par Daud 12 mai 2009 @ 3:27