[ Il fallait simplement que je prévoie ne pas écrire pour écrire, semble-t-il... et c'est tant mieux! Écrit avant-hier.]
Nous espérons
Bel et bien renaître
De ce présent que nous réinventons
Pour nous protéger du non-regard
De l’ignorance
Et de la peur
Pour tout cela, nous sommes revenus
Cent fois à l’essentiel de
Nos petites personnes
La rage qui nous dévore
La peine qui nous rouille
L’insouciance de nos bonheurs
Et que dire de cette machinerie
Étrange et intrigante
Qui bat au-delà de nos viscères.
Nous leur avions absurdement
Interdit de mourir
En ignorant tout de cette vie qui les tuera
Ô combien détestons-nous
Ces aperçus de grandeur
Des possibles inaccessibles qui jouent le jeu
Ô combien aimons-nous
Ces promesses de lumière
Qui réchauffent nos soleils
De longs corridors – prisons
Qui s’évaporent
Sous les ciels de nuits d’été
Des siestes – chronophages
Qui sont bercées
Dans des nids d’odeurs familières
Ces entretiens avec des fantômes
Longuement, nous y excellons
Puisqu’ils nous répondent.
***
Il y a ce «je» interchangeable et pluriel
Qu’importe l’identité du narrateur
Seule l’histoire compte
Dans l’universalité de la réminiscence
De la douleur
Toutes les âmes liées se valent
Dans l’universalité du sourire
De l’avenir
Tous les rêves persistent
Ce serait nous ou moi
Que cela serait pareil
Ce que les autres y verront n’en tiendra qu’à eux
Tous aussi uniques et concernés qu’ils se croient
Tout cela ne regarde que nous
Et l’amitié.
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Heureuse non-écriture, amie de l’incertain futur dont le dessein se dessine en peinture.
Commentaire par Daud 3 mai 2009 @ 2:55