Il y a beaucoup de gens anonymes, sur cette grande place. Beaucoup de gens qui se livrent peu, qui demandent beaucoup. Le marché est vaste, la demande grande, l’offre forte. Pourtant, le prix à payer reste dérisoire: pourquoi payer alors qu’on ne fait que regarder? Ces gens emportent tout de même une partie de nous, une partie de notre vie avec eux, et voilà je crois que ne rien donner en retour c’est s’endetter inévitablement avec la vie. Nous, nous ne pouvons pas les poursuivre en brandissant une facture impayée, mais la vie, elle, le peut. Un jour, à force de garder leur distance, ils se retrouveront seuls. Et ce sera le prix à payer.
Ils seront là, ces anonymes, après la fermeture du marché, sur cette grande place déserte. Je ne m’en réjouis pas, je constate.
3 commentaires jusqu'à présent
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Quelques lignes qui m’interrogent. Je me suis permis de les recopier, pour y réfléchir au calme. Tout est dit, dans une concision qui pourtant ne laisse rien passer… Alors je ne vois pas en fait ce que je pourrais rajouter!
Commentaire par Jean-Christophe Heckers 18 décembre 2007 @ 12:10[...] je tiens à signaler ces quelques lignes. A méditer soigneusement. Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec ce qui précède ? [...]
Ping par Tssssss… « (Promenades sur des) Lignes d’Ombres 28 décembre 2007 @ 12:00[...] manifestement fort peu représentative, même pas d’une moyenne des votes). L’«effet-écran» (voir ce billet de Z, qui devient une de mes références) joue également puisque il n’y a encore pas l’ombre [...]
Ping par PR/LS(M) « (Promenades sur des) Lignes d’Ombres 19 janvier 2008 @ 5:46