J’aime me blottir sous mille couvertures pour respirer l’odeur du confort. Je prends un livre, je roule d’un côté et de l’autre, question de réchauffer ce qui sera mon nid pour les prochaines heures. J’allume la lampe sans me retourner, je la positionne sans quitter des yeux les pages. Fébrile, je retrouve mes passages préférés, toujours au rendez-vous. Pafois, ils se font attendre, mais je me délecte de cette chasse aux phrases, parce que j’en trouve souvent bien d’autres au passage.
Ce qui est très troublant, c’est quand je lis un nouveau livre qui répond exactement à ce que j’avais écrit il y a quelque jours. C’est un dialogue intemporel, surréaliste. Ces hasards me rendent toujours très agitée, j’ai l’impression que la vie me répond enfin.
Ou sinon, quelque chose de très triste, quand je ressens trop bien le désarroi d’un personnage quelconque. L’auto-stoppeuse de Kundera (Risibles Amours), par exemple, a suscité en moi une émotion si violente que j’ai du me retenir de ne pas pleurer dans le train. C’est un peu illogique, il doit y avoir quelque chose d’inconscient là-dedans qui m’échappe. Probablement lié au réalisme flagrant de la situation, trop triste mais trop vrai.
Quand je lis, je deviens comme un enfant à qui on raconte une histoire. Je m’émerveille, je pousse des Oh et des Ah devant le génie de plusieurs auteurs. Il y a des mondes qui s’offrent à moi et j’y entre sans hésitation, c’est rare qu’on a l’occasion de voyager pour si peu.
Un commentaire jusqu'à présent
Laisser un commentaire
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Tout à fait d’accord..je me voyait en lisant ce texte faire exactement ces mêmes choses en tenant un livre
Comment par lepapillonbleu 27 janvier 2008 @ 5:22effectivement, c’est l’enfant en nous qui reprend le dessus, parce que c’est seulement avec ce coeur qu’on est réellement prêt à tout apprendre.